"Le Monde" : Alain Minc veut se faire justice
Lundi prochain, le Conseil de Surveillance du Monde va décider de l’avenir du groupe. Aujourd’hui, les rédactions ont plébiscité l’offre Bergé-Niel-Pigasse, mais le trio Perdriel, Orange, Prisa n’a pas dit son dernier mot. Extrait.
L’issue pourrait être catastrophique. Si le Conseil de surveillance venait à désigner l’offre POP, s’opposant alors à la SRM, le processus serait bloqué et précipiterait le groupe Le Monde au tribunal de commerce , avec à la clef une cessation de paiement aux conséquences dramatiques.En effet, cela priverait la SRM de son droit suprême, de s’opposer à une direction qu’elle n’a pas souhaité.
Or, en 2007, c’est précisément en usant de ce pouvoir que les rédactions du Monde avaient réussi à mettre dehors, d’un grand coup de balai salvateur, l’homme qui murmure à l’oreille de Nicolas Sarkozy, Alain Minc. La cicatrisation fut douloureuse, et voilà maintenant que le conseiller présidentiel est en position favorable pour prendre sa revanche. Ce proche du groupe Prisa avait en effet promis, il y a quelques semaines, au Président de la République de "régler cette affaire", au plus tôt - comprenez de tout faire pour empêcher un opposant politique de s’emparer du Monde.
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Quant à ses "vues" sur la situation économique et sociale, il s'est systématiquement planté alors ne plus le voir écrire des sornettes dans un journal qui se voulait pourtant "sérieux" est une bonne chose pour le bien de la communauté.
En espérant que "Le Monde" retrouvera un semblant d'indépendance éditoriale plutôt que manger dans la gamelle de l'Etat qui le maintient sous perfusion, donc sous contrôle.
Faut croire que ce fut un coup de balai dramatique puisque le Monde se retrouve, 3 ans plus tard, en quasi cessation de paiement.
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