Aux États-Unis, le ministère de la Justice a mis au jour un réseau de contrebande de serveurs d’intelligence artificielle destiné à la Chine. Trois hommes sont accusés d’avoir utilisé des machines factices pour contourner des restrictions d’exportation, revendant les systèmes à des clients chinois.
Les autorités affirment que les prévenus ont utilisé des « machines factices » : de faux serveurs restés aux États-Unis tandis que les véritables systèmes étaient envoyés dans des caisses anonymes en Chine. Pour masquer l’origine des équipements, ils auraient même décollé les étiquettes avec des sèche?cheveux afin de les recoller sur des répliques. La société, spécialisée dans les serveurs pour l’IA, fournit des composants à des acteurs comme Nvidia, dont les puces sont soumises à des restrictions d’exportation vers la Chine depuis 2022.
Selon le département américain de la Justice, plus d’un demi?milliard de dollars de serveurs auraient ainsi été détournés entre avril 2025 et mai 2025. Deux des trois prévenus ont été arrêtés, tandis que le troisième est en fuite. Super Micro a immédiatement mis fin à la collaboration avec le contractuel mis en cause et rappelé que de telles pratiques contreviennent à ses procédures de conformité.
Pourquoi c’est intéressant : cette affaire illustre la valeur stratégique des puces d’IA et des serveurs qui les accueillent, soumis à des contrôles très stricts. Le matériel de calcul haute performance se retrouve au cœur d’une compétition géopolitique ; cette tentative de contrebande rappelle l’importance des restrictions à l’exportation et des mesures de conformité mises en place par les fabricants.
Sources
- Reuters – « US charges 3 tied to Super Micro Computer with helping smuggle billions of dollars of AI chips to China »
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