Les ambassadeurs des États membres de l’Union européenne se sont mis d’accord le 13 mars 2026 pour interdire les systèmes d’IA qui génèrent des images dénudées sans le consentement des personnes concernées. Cette décision fait suite au scandale des « undressings » de l’assistant Grok, vivement discuté sur les réseaux sociaux, et prépare une prochaine validation par le Parlement européen.
Réunis au sein du Conseil de l’UE, les représentants des États ont validé un amendement visant à prohiber les outils capables de créer des photos ou des vidéos sexuelles sans l’autorisation des personnes impliquées. Cette mesure répond à la controverse déclenchée par Grok, l’assistant conversationnel de X (ex?Twitter), qui a permis de générer des millions d’images de femmes et d’adolescentes nues à partir de simples photos de leurs profils. Malgré les annonces d’Elon Musk sur une politique de « tolérance zéro », la fonctionnalité de « déshabillage » restait accessible et la Commission européenne avait ouvert une enquête dès janvier.
L’initiative est portée par plusieurs pays soucieux de protéger les citoyens. La ministre belge du numérique, Vanessa Matz, a souligné que le texte vise à protéger en priorité les filles et les femmes, souvent victimes de ces abus. Le député européen Sergey Lagodinsky a rappelé que l’enjeu dépasse le cas Grok : il s’agit de déterminer quelle part de notre intimité nous sommes prêts à confier à des outils d’IA.
En France, les autorités ont déjà saisi la justice. Début janvier, les députés Arthur Delaporte et Éric Bothorel ont déposé plainte après que des milliers de deepfakes sexuels non consensuels ont été partagés sur X. La procureure de Paris a rattaché ces signalements à une enquête déjà ouverte, rappelant que les faits sont passibles de deux ans de prison et d’une amende de 60 000 €. Des centaines de femmes et d’adolescentes ont rapporté avoir vu leurs photos « dénudées » par Grok, une atteinte à leur dignité que les élus ont dénoncée. Le gouvernement français a également signalé ces contenus à la plateforme Pharos pour accélérer leur suppression.
Le texte européen doit encore être approuvé par le Parlement le 18 mars 2026, puis harmonisé avec les États membres avant d’entrer en vigueur. Cette affaire souligne l’urgence de réguler les outils d’IA capables d’exploiter l’image des personnes et invite les internautes français à la vigilance. La mobilisation des autorités et des institutions européennes montre que la lutte contre les deepfakes sexuels s’intensifie.
Sources : Belga News Agency; Security Affairs
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