Des chercheurs ont réussi à « lire » les empreintes chimiques d’une galaxie lointaine pour remonter son évolution sur plus de 12 milliards d’années. Cette technique d’« archéologie extragalactique » ouvre une nouvelle fenêtre sur la manière dont les galaxies se forment et grandissent.
Pour comprendre d’où viennent les galaxies, une équipe internationale a appliqué une méthode appelée « archéologie extragalactique » à NGC 1365, une grande galaxie spirale située dans la constellation du Fourneau. Les chercheurs se sont appuyés sur les données du relevé TYPHOON, récoltées avec le télescope Irénée du Pont au Chili. En étudiant les lignes d’émission produites par des éléments tels que l’oxygène, ils ont pu établir une carte précise de la distribution des éléments à travers le disque de la galaxie.
Les chercheurs ont ensuite comparé ces observations avec des simulations numériques provenant du projet Illustris. Parmi quelque 20 000 galaxies simulées, une correspondait étroitement à NGC 1365. Cette comparaison leur a permis de reconstituer l’histoire de la galaxie : un noyau riche en oxygène s’est formé très tôt, tandis que les bras spiraux externes se sont développés plus tard, alimentés par des collisions avec de petites galaxies et par l’apport de gaz. Cette étude montre que les signatures chimiques peuvent révéler la croissance de galaxies lointaines et aider à comprendre si notre propre Voie lactée a connu une évolution comparable.
Sources :
- SciTechDaily – « Astronomers Just Reconstructed a Galaxy’s 12?Billion?Year History » (20 mars 2026).
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