Actu numérique : le cybersexisme, première haine en ligne selon l’Arcom

Un rapport de l’Arcom montre que 84?% des victimes de cybersexisme sont des femmes et appelle les plateformes à mieux réguler les contenus.

Publié le 19 mars 2026, un rapport de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) analyse comment les réseaux sociaux et autres plateformes véhiculent des discours sexistes. Selon le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, le cybersexisme est la première forme de haine en ligne, et les victimes sont pour l’immense majorité des femmes.

Pour établir ce constat, les chercheurs ont passé au crible 69?485 messages collectés à l’aide d’un modèle de détection. Sur ce corpus, 19?563 messages ont été jugés potentiellement sexistes et 13 041 ont pu être répartis dans sept catégories thématiques : masculinité, antiféminisme, transphobie, racisme ou encore virilité. Le rapport souligne que 42?% des messages proviennent de comptes masculins contre 32?% de comptes féminins, avec une exception dans le domaine de la pornographie, où des créatrices utilisent des plateformes comme OnlyFans pour promouvoir des contenus pour adultes.

L’Arcom avance plusieurs pistes pour atténuer cette violence en ligne. Parmi elles : améliorer l’identification des contenus problématiques et renforcer les ‘signaleurs de confiance’ prévus par le règlement européen sur les services numériques, analyser la totalité des formats (textes, images, sons et vidéos) pour comprendre la diversité des discours, et étudier l’exposition des utilisateurs aux contenus sexistes via les algorithmes. Le régulateur demande aussi à disposer d’outils automatisés pour accéder aux données nécessaires à sa mission.

Sources : article de Vie publique sur le rapport de l’Arcom (19 mars 2026) et rapport "Cybersexisme : première forme de haine en ligne".

Publié le 24 mars 2026 à 15h04 24/03/26 par Zatoz Lui envoyer un message

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